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 Civilisation de la bagnole et conséquences

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agor
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MessageSujet: Civilisation de la bagnole et conséquences   Ven 6 Avr - 20:44

A bas les pistes cyclables, vive les pistes bagnolables !

Texte de denis Cheynet sur le site sansvoiture.free


L’une des premières revendications des associations de cyclistes et l’augmentation des pistes et bandes cyclables, d’équipements permettant de séparer la chaussée de l’espace réservé aux vélos. En tant que cycliste urbain, je suis contre l’augmentation de nombre de voies réservées aux vélos.

Tracer des pistes et bandes cyclables, c’est construire un sanctuaire pour une espèce en voie de disparition, c’est écarter le cycliste de la route pour permettre aux voitures de mieux y circuler, et plus vite. Les pistes cyclables habituent les automobilistes à ne pas avoir à partager le bitume avec d’autres modes de transports et, pire encore, viennent même parfois réduire l’espace disponible aux piétons lorsqu’elles sont tracées sur les trottoirs. De manière générale, les pistes et bandes cyclables confortent les conducteurs de boites de tôles à moteur dans l’opinion que la route leur appartient, que le cycliste y est un intrus et se doit de se ranger sur le coté pour les laisser passer.

Je propose donc d’arrêter immédiatement le développement des voies cyclables et de nous réapproprier la chaussée. Occupons les rues et rendons la vie invivable aux autos. Multiplions les zones 30, les chicanes, supprimons toutes les voies doubles, supprimons les parkings qui sont des pompes à bagnoles en centre ville. Roulons au milieu de la voie, reproduisons-nous activement pour augmenter notre poids face aux moteurs.

Lorsque la totalité de l’espace urbain appartiendra enfin aux cyclistes et aux piétons, nous pourrons alors envisager de construire quelques pistes bagnolables. Lorsqu’une voiture arrivera à un carrefour, la traversée de celui-ci sera alors un vrai casse-tête. Les pistes bagnolables étant mal conçues, elles s’arrêteront systématiquement avant chaque carrefour, sans continuité. L’automobiliste devra alors faire preuve d’une prudence hors norme pour ne pas risque de se faire écraser par les hordes de cyclistes en furie qui foncent sur la chaussée. L’automobile devra attendre patiemment pour passer de l’autre coté et continuer sa route. Souvent, les vélos, devenus trop nombreux, seront stationnés sur les pistes bagnolables. Les enfants y joueront au football, rendant la progression des véhicules motorisés problématique. Lorsqu’un automobiliste demandera gentiment aux enfants de s’écarter, ceux-ci répondront par de grands coups de pieds dans les portières et des insultes que je ne peux décemment pas retranscrire ici.

Bref, la vie d’automobiliste deviendra aussi infernale que la vie de cycliste l’est aujourd’hui, mais les villes seront calmes, sans danger pour les enfants, agréables à vivre et l’air y sera meilleur que jamais. Je le répète : « A bas les pistes cyclables, vive les pistes bagnolables ! ».



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agor
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MessageSujet: Re: Civilisation de la bagnole et conséquences   Sam 21 Avr - 23:14

L'idéologie sociale de la bagnole" est le texte fondateur d'André Gorz, publié dans la revue Le Sauvage en septembre-octobre 1973.


Le vice profond des bagnoles, c’est qu’elles sont comme les châteaux ou les villa sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. A la différence de l’aspirateur, de l’appareil de T.S.F. ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d’usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme la villa sur la côte, n’a d’intérêt et d’avantages que dans la mesure où la masse n’en dispose pas. C’est que, par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe. Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux.


Aucun démagogue n’a encore osé prétendre que démocratiser le droit aux vacances, c’était appliquer le principe : Une villa avec plage privée pour chaque famille française. Chacun comprend que si chacune des treize ou quatorze millions de familles devait disposer ne serait-ce que 10 m de côte, il faudrait 140 000 km de plages pour que tout le monde soit servi ! En attribuer à chacun sa portion, c’est découper les plages en bandes si petites — ou serrer les villas si près les unes contre les autres — que leur valeur d’usage en devient nulle et que disparaît leur avantage par rapport à un complexe hôtelier. Bref, la démocratisation de l’accès aux plages n’admet qu’une seule solution : la solution collectiviste. Et cette solution passe obligatoirement par la guerre au luxe que constituent les plages privées, privilèges qu’une petite minorité s’arroge aux dépens de tous.


Or, ce qui est parfaitement évident pour les plages, pourquoi n’est-ce pas communément admis pour les transports ? Une bagnole, de même qu’une villa avec plage, n’occupe-t-elle un espace rare ? Ne spolie-t-elle pas les autres usagers de la chaussée (piétons, cycliste, usagers des trams ou bus) ? Ne perd-elle pas toute valeur d’usage quand tout le monde utilise la sienne ? Et pourtant les démagogues abondent, qui affirment que chaque famille a droit à au moins une bagnole et que c’est à l’ « Etat » qu’il appartient de faire en sorte que chacun puisse stationner à son aise, rouler à 150 km/h, sur les routes du week-end ou des vacances.


La monstruosité de cette démagogie saute aux yeux !!!

Pourquoi la bagnole est-elle traitée en vache sacrée ? Pourquoi, à la différence des autres biens « privatifs », n’est-elle pas reconnue comme un luxe antisocial ?

Quand la voiture a été inventée, elle devait procurer à quelques bourgeois très riches un privilège tout à fait inédit : celui de rouler beaucoup plus vite que tous les autres. Personne, jusque-là, n’y avait encore songé : la vitesse des diligences était sensiblement la même, que vous fussiez riches ou pauvres ; la calèche du seigneur n’allait pas plus vite que la charrette du paysan, et les trains emmenaient tout le monde à la même vitesse (ils n’adoptèrent des vitesses différenciées que sous la concurrence de l’automobile et de l’avion). Il n’y avait donc pas, jusqu’au tournant du dernier siècle, une vitesse de déplacement pour l’élite, une autre pour le peuple. L’auto allait changer cela : elle étendait, pour la première fois, la différence de classe à la vitesse et au moyen de transport.

Ce moyen de transport parut d’abord inaccessible à la masse tant il était différent des moyens ordinaires : il n’y avait aucune mesure entre l’automobile et tout la reste : la charrette, le chemin de fer, la bicyclette ou l’omnibus à cheval. Des êtres d’exception se promenaient à bord d’un véhicule autotracté, pesant une bonne tonne, et dont les organes mécaniques, d’une complication extrême, étaient d’autant plus mystérieux que dérobés aux regards. Car il y avait aussi cet aspect-là, qui pesa lourd dans le mythe automobile : pour la première fois, des hommes chevauchaient des véhicules individuels dont les mécanismes de fonctionnement leur étaient totalement inconnus, dont l’entretien et même l’alimentation devaient être confiés par eux à des spécialistes.

A la différence du cavalier, du charretier ou du cycliste, l’automobiliste allait dépendre pour son alimentation en énergie, comme d’ailleurs pour la réparation de la moindre avarie, des marchands et spécialistes de la carburation, de la lubrification, de l’allumage et de l’échange de pièces standard. Ce véhicule, autrement dit, allait l’obliger à consommer et à utiliser une foule de services marchands et de produits industriels que seuls des tiers pourraient lui fournir. L’autonomie apparente du propriétaire d’une automobile recouvrait sa radicale dépendance.

Les magnats du pétrole perçurent les premiers le parti que l’on pourrait tirer d’une large diffusion de l’automobile : si le peuple pouvait être amené à rouler en voiture à moteur, on pourrait lui vendre l’énergie nécessaire à sa propulsion. Pour la première fois dans l’histoire, les hommes deviendraient tributaires pour leur locomotion d’une source d’énergie marchande. Il y aurait autant de clients de l’industrie pétrolière que d’automobilistes — et comme il y aurait autant d’automobilistes que de familles, le peuple tout entier allait devenir client des pétroliers. La situation dont rêve tout capitaliste allait se réaliser : tous les hommes allaient dépendre pour leurs besoins quotidiens d’une marchandise dont une seule industrie détiendrait le monopole.


Il ne restait qu’à amener le peuple à rouler en voiture. Le plus souvent, on croit qu’il ne se fit pas prier : il suffisait, par la fabrication en série et le montage à la chaîne, d’abaisser suffisamment le prix d’une bagnole ; les gens allaient se précipiter pour l’acheter. Il se précipitèrent bel et bien, sans se rendre compte qu’on les menait par le bout du nez. Que leur promettait, en effet, l’industrie automobile ? Tout bonnement ceci : « Vous aussi, désormais, aurez le privilège de rouler, comme les seigneurs et bourgeois, plus vite que tout le monde. Dans la société de l’automobile, le privilège de l’élite est mis à votre portée. »

Les gens se ruèrent sur les bagnoles jusqu’au moment où, les ouvriers y accédant à leur tour, les automobilistes constatèrent, frustrés, qu’on les avait bien eus. On leur avait promis un privilège de bourgeois ; ils s’étaient endettés pour y avoir accès et voici qu’ils s’apercevaient que tout le monde y accédait en même temps. Mais qu’est-ce qu’un privilège si tout le monde y accède ? C’est un marché de dupes. Pis, c’est chacun contre tous. C’est la paralysie générale par empoignade générale. Car lorsque tout le monde prétend rouler à la vitesse privilégiée des bourgeois, le résultat, c’est que rien ne roule plus, que la vitesse de circulation urbaine tombe — à Boston comme à Paris, à Rome ou à Londres — au-dessous de celle de l’omnibus à cheval et que la moyenne, sur les routes de dégagement, en fin de semaine, tombe au-dessous de la vitesse d’un cycliste.

Que l’on multiplie les voies radiales et les voies circulaires, les transversales aériennes, les routes à seize voies et à péages, le résultat est toujours le même : plus il y a de voies de desserte, plus il y a de voitures qui y affluent et plus est paralysante la congestion de la circulation urbaine.

Si la voiture doit prévaloir, il reste une seule solution : supprimer les villes, c'est-à-dire les étaler sur des centaines de kilomètres, le long de voies monumentales, de banlieues autoroutières. C’est ce qu’on a fait aux Etats-Unis. Ivan Illich (Energie et Equité. Ed. Le Seuil ) en résume le résultat en ces chiffres saisissants : « L’Américain type consacre plus de mille cinq cents heures par an (soit trente heures par semaine, ou encore quatre heures par jour, dimanche compris) à sa voiture :
cela comprend les heures qu’il passe derrière le volant, en marche ou à l’arrêt ;
les heures de travail nécessaires pour la payer et pour payer l’essence, les pneus, les péages, l’assurance, les contraventions et impôts...
A cet Américain, il faut donc mille cinq cents heures pour faire (dans l’année) 10 000 km. Six km lui prennent une heure. Dans les pays privés d’industrie des transports, les gens se déplacent à exactement cette même vitesse en allant à pied, avec l’avantage supplémentaire qu’ils peuvent aller n’importe où et pas seulement le long des routes asphaltées. »


Conclusion suggérée par Illich : l’homme à pied couvre autant de kilomètres en une heure consacrée au transport que l’homme à moteur, mais il consacre à ses déplacements cinq à dix fois moins de temps que ce dernier.

Moralité : plus une société diffuse ces véhicules rapides, plus — passé un certain seuil — les gens y passent et y perdent de temps à se déplacer. C’est mathématique.

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MessageSujet: Re: Civilisation de la bagnole et conséquences   Jeu 2 Aoû - 0:47

Que dire de plus... textes extrêmements complets, au vitriol et avec véracité pour la civilisation de la bagnole, avec des revendications qui paraissent évidentes pour les cyclistes et piétons par Denis Cheynet.

Je... ne trouve pas mes mots, donc Arrow Mr. Green Mr. Green
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MessageSujet: Re: Civilisation de la bagnole et conséquences   Jeu 2 Aoû - 1:09

Exit les pistes cyclables. Que vivent les pistes bagnolables jusqu'à ce que mort s'en suive:shock:
Et que fait-on des cyclomoteurs pétaradant et fendant l'air (qu'il n'ont ni sur les pistes bagnolables, ni sur les pistes cyclables).... SUR les trottoirs:?:
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MessageSujet: Re: Civilisation de la bagnole et conséquences   Jeu 2 Aoû - 1:20

hayar44 > Je ne te le fais pas dire. Ici à Grenoble, nous avons la chance d'avoir 190 km de pistes cyclables dans toute l'agglomération, et notamment une partie de la route cyclable Léman à la Mer, goudronnée du nord-est de Grenoble jusqu'à St Gervais (entre Tullins et St Marcellin).

Et constamment sur cette piste cyclable, dans la traversée des zones urbaines, des scooters se manifestent bruyamment et créent des situations à risques intolérables pour les vélos et les piétons... mais les choses changent, la gendarmerie de ma commune fait maintenant des patrouilles à intervalle régulière sur cette voie.

Donc ca se bouge ! c'est toujours ca.
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agor
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MessageSujet: Re: Civilisation de la bagnole et conséquences   Ven 10 Aoû - 15:53

Les trottoirs traversants

Après le vélo qui retrouve de plus en plus sa place en ville ,c'est au tour du pièton de reconquèrir du terrain ou au moins d'avoir un peu plus la priorité .

On voit apparaitre des trottoirs traversants dans certaines villes françaises pionnières en la matière ,du moins en France car ce principe est déja testé en Belgique et en Suisse

De quoi s'agit-il Question

C'est une logique de circulation et de cohabitation entre piétons et automobilistes que l'on modifie à l'aide de réaménagement des voies


Jusqu'à maintenant lorsque le pièton veut aller sur le trottoir d'en face ,il descend du trottoir pour emprunter un passage peint sur la chaussée :cela sous-entend que le pièton est provisoirement tolèré sur le domaine de l'automobile

Avec le trottoir traversant ,c'est désormais le véhicule qui est provisoirement tolèré sur le domaine du piéton puisque le trottoir se poursuit sur la route et donc le pièton est toujours sur le trottoir Wink

Vous avez rien compris Question
Pas grave ,voici un lien avec des photos pour illustrer ce nouveau concept qui renverse la hièrarchie habituelle entre l'automobiliste et le marcheur

http://72.14.253.104/search?q=cache:KW5StuvOoQYJ:velobuc.free.fr/trottoirtraversant.html+les+trottoirs+traversant&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr

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